C’est écrire utilement.
Ou comment j’ai arrêté de remplir un calendrier pour commencer à parler à quelqu’un.
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Pendant des mois, j’ai écrit mes contenus comme tout le monde. Un peu d’inspiration le matin, quelques idées jetées en vrac dans un document, et hop, je publiais. Le process était simple : trouver un sujet, écrire vite, poster, passer au suivant.
Le résultat ? Des textes corrects. Propres. Bien tournés, même. Mais qui ne provoquaient rien. Pas de réactions, pas de messages, pas de demandes. Juste du contenu qui existait, quelque part, sans vraiment toucher personne. Et sans générer le moindre résultat concret pour mon activité.
Le déclic
Le déclic est venu d’une phrase toute bête. Un client avec qui je travaillais depuis plusieurs semaines m’a dit, presque en passant : « Je te lis, mais je ne sais jamais vraiment ce que tu vends. »
Ça m’a piqué. Pas parce que c’était méchant. Au contraire, c’était dit avec bienveillance. Mais ça mettait le doigt sur un problème que je refusais de voir : j’écrivais pour moi. Pour montrer que je savais écrire. Pour remplir un calendrier éditorial. Pas pour parler à quelqu’un. Pas pour créer un lien. Et encore moins pour donner envie d’aller plus loin.
Je me suis rendu compte que beaucoup de freelances et d’entreprises tombent dans le même piège. On produit du contenu parce qu’on nous dit qu’il faut être présent en ligne. Alors on publie. Régulièrement. Mais sans se demander à qui on parle, pourquoi, et ce qu’on veut que la personne ressente après nous avoir lu.
Ce que j’ai changé
J’ai d’abord arrêté de chercher le mot parfait. Je me suis mis à écrire comme je parle. Avec des phrases courtes. Des mots simples. En allant droit au but. Ça paraît anodin, mais c’est un vrai changement de posture. Quand on écrit comme on parle, on arrête de se cacher derrière le style. On se met à nu. Et c’est exactement ce qui touche les gens.
Ensuite, j’ai structuré chacun de mes textes autour d’un seul message clair. Un seul. Pas trois idées mélangées dans le même post. Un angle, une idée, une direction. Quand le lecteur termine, il sait exactement ce que j’ai voulu dire. Et il sait si ça le concerne ou pas.
Enfin, j’ai commencé à penser à la personne qui lit avant de penser au contenu. Qui est-elle ? Qu’est-ce qu’elle vit en ce moment ? Quel problème elle essaie de résoudre ? En partant de là, tout change. Le ton, l’angle, la longueur, même la première phrase. Le contenu ne part plus de moi. Il part de l’autre. Et c’est là que la connexion se crée.
Les résultats concrets
Mes textes sont devenus plus courts. Plus directs. Moins « travaillés » en apparence, mais bien plus efficaces. Les retours ont changé de nature. Au lieu de « c’est bien écrit », j’ai commencé à recevoir des « c’est exactement ce que je vis », des « comment on travaille ensemble ? ». Mes contenus ont commencé à faire ce qu’on attend d’eux : créer une vraie connexion.
Ce n’est pas de la magie. C’est juste de la clarté. Quand quelqu’un comprend immédiatement à qui il a affaire, ce que vous proposez et pourquoi ça pourrait l’aider, il n’a plus besoin d’être convaincu. Il se reconnaît. Et il vient vers vous naturellement.
Ce que la rédaction éditoriale change vraiment
La rédaction éditoriale, ce n’est pas un luxe réservé aux grandes marques. C’est une compétence stratégique. C’est savoir transformer une idée floue en un message qui porte. C’est donner de la structure à votre pensée pour que vos lecteurs n’aient pas à faire l’effort de vous comprendre.
Beaucoup pensent que bien écrire, c’est faire de belles phrases. En réalité, bien écrire, c’est être compris. Vite. Bien. Et par la bonne personne. La rédaction éditoriale, c’est écrire utilement. Pour que chaque mot serve votre message et touche les bonnes personnes.
C’est la différence entre un contenu qui fait défiler et un contenu qui fait s’arrêter. Entre un post qui récolte des likes polis et un post qui déclenche un message privé. Entre être visible et être mémorable.
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Aujourd’hui, chaque contenu que je produis commence par une question simple : à qui je parle, et qu’est-ce que je veux qu’il retienne ? Si je ne peux pas répondre en une phrase, je ne publie pas.
Et vous, vos contenus déclenchent des conversations ? Ou juste des likes polis ?
Si vous sentez que vos contenus méritent mieux que du silence, parlons-en.

